Maxence, un portraitiste est né à Riom

Maxence, jeune entrepreneur en graphisme qui s'essaye à la peinture depuis trois mois, a déjà suscité l'admiration de nombreux clients du coiffeur Éric Stipa.

Maîtrise au premier coup de pinceau.

Voilà trois mois seulement qu'il a posé son premier coup de pinceau, pourtant, il comptabilise déjà une dizaine de toiles toutes plus étonnantes les une que les autres. Passionné de piano, il a commencé par reproduire le portrait des célèbres Beethoven, Schubert, VerdiVerdi, Bach, puis ChopinChopin. « J'ai choisi ces sujets pour m'exercer : si je ratais, personne n'allait me le reprocher ! ».

La constance est dans le regard.

Cette première série exécutée en quelques semaines, comporte déjà une multitude de techniques étonnamment maîtrisées : « avec mon premier tableau, j'ai travaillé la matière, notamment en m'exerçant sur les cheveux au couteau. J'utilise également mes connaissances en communication dans le choix de mes couleurs ». En perpétuelle expérimentation, le jeune homme a réalisé ChopinChopin en dix minutes au pinceau très épais. Son objectif : après avoir réussi à structurer, il est temps de déstructurer, toujours dans l'esprit d'intensifier le regard. Ses dernières réalisations sont d'un tout autre genre. Le portrait de la CallasCallas a été réalisé en peinture pour métaux de récupération qui donne un effet laqué très apprécié, le portrait du pianiste MahlerMahler, aux mélanges phosphorescents, et un ChaplinChaplin en cours d'exécution se dessine au moyen de filaments de peinture.

Des ambitions ?

Maxence a exposé la semaine dernière chez Patrick le coiffeur de la rue de l'horloge, puis au conservatoire de Clermont-Ferrand, où il a passé son audition.
Il a plusieurs projets qui nécessiteraient un petit coup de pouce : récupérer des peintures inutilisées, et accéder à un local pour avoir d'avantage d'espace et ne plus respirer la peinture dans sa chambre.
Si tout se passe bien, il continuera la série Phosphorescente en espérant participer à une exposition, comme la nuit des musées. En paralléle, Maxence souhaite répondre à des commandes personnalisées en allant à la rencontre des gens. Sans pour autant cesser de guetter les regards qui pourraient l'inspirer...

Stéphanie FREIRE


LA MONTAGNE

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